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Scène de la vie ordinaire

Par Pierre Béguin

La scène se déroule en décembre dernier, peu avant les fêtes de Noël, au centre commercial de la Praille. Premier étage, café Martel.

Assis face à une amie d’Université que je revois régulièrement avec plaisir et la même complicité qui nous rapprochait durant nos études, je bavarde en dégustant un thé aromatisé, pour ainsi dire coupé de l’atmosphère fébrile qui m’entoure. Cette présence curieusement agitée dans mon dos, à la table toute proche, je l’avais pourtant entrevue sans qu’elle ne s’incruste vraiment dans ma conscience. Quand l’homme se lève, mon amie interrompt notre conversation pour me suggérer de vérifier les poches de ma veste, posée sur le dossier de la chaise. Je m’exécute aussitôt. Mon porte-monnaie est bien à sa place. Par précaution, je vérifie le contenu. Vide! J’aperçois alors furtivement, de dos, la silhouette franchir la porte ouvrant sur la terrasse où quelques malheureux fumeurs frappés du récent anathème démocratique bravent encore le froid pour satisfaire leur vice. Un rapide calcul mental m’indique que mon porte-monnaie contenait  environ 250 francs. Certainement, mon voleur a davantage besoin de cette somme que moi. Mais, pour dire la vérité, je suis avant tout vexé. Je n’ai tout de même pas bourlingué aux quatre coins du globe, dans des endroits souvent peu fréquentables, en ayant toujours su, à part un échec cuisant à Lima, éviter ou affronter les problèmes, pour me faire dépouiller comme un novice chez Martel à la Praille! Je dois laver l’affront. Je demande à mon amie, qui  a vu mon voleur de face, de l’identifier. Il est assis, seul, à une table, dans le froid, fumant tranquillement une cigarette, un verre vide posé devant lui. Je m’assieds à ses côtés et engage la conversation:

        Salut, ça va comme tu veux?

L’autre me regarde négligemment sans répondre, impassible. J’enchaîne:

        Tu me dois 250 francs!

Son visage ne trahit ni surprise ni émotion. A cet instant, étrangement, j’ai l’impression de m’amuser comme un gamin, comme si je venais de croquer dans ma propre madeleine et que des sensations du bon vieux temps remontaient à la surface. Mon adolescence peut-être! Je poursuis sur le même ton de ferme assurance, un sourire entendu en coin, mes yeux plantés dans les siens.

        Tu sais bien, les 250 francs que tu viens de me piquer dans mon porte-monnaie…

Sans se démonter, et toujours sans un mot, il sort son porte-monnaie, l’ouvre et en extirpe trois misérables billets froissés de 20 francs en secouant la tête.

        Pas là! dans ta veste, tes manches ou tes poches!

Cette fois, il me répond sur un ton faussement dégagé:

        Alors tu crois vraiment que je t’ai volé 250 francs!

        Je ne crois pas, j’en suis sûr! Aussi sûr que tu vas me les rendre!

A vrai dire, je ne suis sûr de rien. Mais je comprends qu’il a laissé passer sa chance. S’il s’était levé à ma première accusation, s’il était parti aussitôt, dans le doute je n’aurais probablement rien fait  pour le retenir. Maintenant, je sais que je tiens mon voleur et mon argent, c’est une question de temps. Je lui propose un marché:

        Tu me donnes mes 250 francs et on n’en parle plus, je te laisse partir.

Il secoue la tête. Il gagne du temps. Il réfléchit… La scène menace de s’éterniser mais, quoi qu’il arrive, j’ai maintenant l’intime conviction que je ne le laisserai pas filer. Il l’a compris. C’est mon amie qui va débloquer la situation. Elle s’était contentée jusque là de nous observer, debout, à deux mètres de la table, non loin de la porte, son téléphone portable dans la main:

        Bon, alors j’appelle la police. Mais avant je prends une photo…

Pratique, au fond, ces petits appareils multi fonctions! Au mot «photo», l’autre perd subitement sa tranquille assurance. Il se lève d’un bond:

        Non! pas photo! Pas de photo!

Je me lève tout aussi précipitamment pour m’interposer. On ne sait jamais…

        D’accord! Pas de photo! Mais c’est 250 francs…

Joignant le geste à la parole, je tends la main, la paume ouverte pour y recevoir l’aumône exigée. Il me regarde, se répète la somme à lui-même et se met à fouiller ses poches en se tordant bizarrement de côté, comme s’il y cherchait vainement quelque chose. Un instant, je crains qu’il ne sorte une arme. En réalité, il essaie de me cacher ce que j’entrevois furtivement. Des liasses de billets froissés en boule dans ses poches, ses manches, sous son pull, et ailleurs probablement. Quelques milliers de francs, de toute évidence. Décidément, la pêche a été miraculeuse. Voilà pourquoi il n’avait pas quitté le tea-room après avoir vidé mon porte-monnaie. Aucune raison d’interrompre une si belle moisson avant la fermeture du centre commercial! Tous ces consommateurs fébriles, les poches pleines en quête de cadeaux! Une aubaine! Mieux vaut rendre 250 francs – une broutille – et fuir avec le reste. Si j’avais su… Comme promis pourtant, la somme dûment restituée, je le laisse partir, ce qu’il fait cette fois avec une précipitation non dissimulée. Sur la terrasse, deux ou trois hommes, seuls, assis chacun à une table, fument tranquillement, l’air absent. Je me demande s’ils ne participent pas à la même moisson monétaire que mon voleur. Quelle autre raison auraient-ils d’affronter le froid aussi longtemps, devant un verre vide, en allumant cigarette sur cigarette? Je réalise soudain quel poste d’observation idéal offre cette terrasse: à travers les grandes baies vitrées, on a tout loisir de repérer, à l’intérieur, le futur pigeon sans paraître suspect. Comme quoi l’interdiction de fumer dans les lieux publics, en leur fournissant un alibi sur mesure, améliore considérablement la stratégie des voleurs. Retour de manivelle, en quelque sorte!

Sur le chemin qui me ramène à la maison, un doute me taraude l’esprit. J’essaie de comptabiliser précisément les mouvements d’argent que mon porte-monnaie a connu durant cette journée. La conclusion tombe sans équivoque: il ne pouvait en aucun cas contenir plus de 220 francs. J’avais donc volé au moins 30 francs à mon voleur…

Vous qui prenez le thé chez Martel à la Praille, si vous apercevez dehors, sur la terrasse, malgré le froid, un type assez grand, mal rasé, les cheveux en bataille, assis tranquillement à une table et fumant une cigarette devant un verre vide tout en jetant des regards en coin à l’intérieur, dites-lui que je lui dois 30 francs. Et que je les ai bus à sa santé…

 

 

 

 

 

 

 

Commentaires

  • "Certainement, mon voleur a davantage besoin de cette somme que moi (...) Des liasses de billets froissés en boule dans ses poches, ses manches, sous son pull, et ailleurs probablement. Quelques milliers de francs, de toute évidence. Décidément, la pêche a été miraculeuse (...)...dites-lui que je lui dois 30 francs. Et que je les ai bus à sa santé…"

    Et à celle auss, j'imagine, de ses victimes à qui il a volé 30 francs, et qui en avaient, elles, effectivement beaucoup plus besoin que vous. Vous auriez pu nous épargner le récit d'un aussi méprisable exploit.

  • Bien fait. Qui croyait voler s'est retrouvé volé! Cette jolie morale pourrait faire un conte pour enfants ... L'hitoire, mignonne, est narrée - une fois de plus - dans une langue somptueuse.

  • Très simple, Scipion! Il suffirait que vous vous épargnassiez la lecture des notes que vous détestez, comme nous le faisons le plus souvent de vos commentaires imbéciles.

  • Bravo Pierre ce texte est tout à fait excellent. Ce que j'aime surtout c'est ta posture face au voleur. Par principe tu as réclamé tes sous mais au fond, tu les lui aurais bien donnés. Magnifique. Tu ne devrais écrire que des choses vues de cette eau. Mais un tel incident n'arrive pas tous les jours. Il faudrait les imaginer. Ce ne serait pas aussi bien. Et puis tu racontes ça avec une patience une minutie d'entomologiste. Bonne semaine Pierre. Bravo bravo!!!!!!!!! Encore encore!!!!!!!

  • D'accord avec vous Edouard, Scipion pourrait nous épargner ses stupides aigreurs matinales, à plus forte raison que sa critique est vraiment débile: le problème n'est pas les 30 francs mais, comme le dit Tomoto, la réaction qu'on peut avoir face à quelqu'un qui vient de nous dérober un bien. Le texte ne pose pas seulement une question morale, il interroge les principes d'une réaction finalement peu ordinaire face à une scène ordinaire. D'habitude, on se fait une raison ou on prévient la police. Rien de tout ça ici...

  • Quelqu'un qui a connaissance d'un délit et qui ne le dénonce pas, est-ce que cela ne fait pas de lui un complice? Un témoin dans tous les cas, et suite à ce texte, la police devrait se saisir de cette affaire dans l'intérêt de la population.

    Je peux imaginer que ceux qui ont été dépouillés ce jour-là ou les suivants ne vont pas remercier l'auteur de ce texte. C'est bizarre, mais à part M. Scipion, personne ne pense aux personnes volées. Le problème c'est la solidarité avec celles-ci ou en l'occurrence son absence, ainsi que la non dénonciation d'un délit.

    On pourrait se demander si c'est par individualisme, par égoïsme ou par lâcheté.

    Merci de votre attention.

  • Merci Tomoto. Ton enthousiasme me réjouit … et m’étonne. J’y ai d’abord cherché de l’ironie, je l’avoue. Mais rien dans ton commentaire ne donne fondement à cette interprétation. Des histoires comme celle-ci, prises dans mes voyages, j’en aurais des dizaines à raconter mais je ne les crois pas aussi intéressantes que tu le prétends.
    J’aurais volontiers laissé l’argent au voleur, c’est vrai, n’était une question d’orgueil. Jusqu’à ce que je réalise l’importance des sommes volées. Je n’étais alors plus seul en jeu. Vous avez raison, Marin, il y a là un problème moral. C’est la seule question que je me suis posée – a posteriori d’ailleurs – dans cette anecdote: l’arrangement promis tenait car je croyais être la seule personne en cause, mais devant les milliers de francs dérobés, devais-je laisser partir mon voleur? Devais-je prévenir les autres consommateurs que d’autres pickpockets, peut-être, pouvaient encore sévir? (En fait, j'ai prévenu le responsable du bar chez Martel.) Je ne pourrais expliquer pourquoi mais je crois que je referais la même chose. Peut-être, comme je l’ai souligné, parce que ça me rappelle des postures d’amoralité parfois nécessaires lorsqu’on bourlingue par le monde et qui sont comme des souffles de jeunesse. Mais cette supposition n’est pas une justification.
    C’était là, pour moi, l’intérêt de cette scène de la vie ordinaire, la raison pour laquelle je l’ai racontée, et non pas, Scipion, pour les 30 francs que vous me reprochez d’avoir volé… Je ne vous connais pas. Aussi éviterai-je de mésestimer de vous. Mais sur ce coup-là, il faut bien l’admettre, vous avez vraiment l’air d’un c…
    Bonne semaine à toi, Tomoto, et bonnes vacances !

  • Pas la moindre ironie Pierre. Je sais m'enthousiasmer. Et certains textes me font bondir de joie. C'est l'effet qu'eut sur moi ton rapport. Mais à propos de mésestimer, que tu utilises en t'adressant au fâcheux, j'ai cherché dans le grand Robert, on n'y trouve pas l'emploi "mésestimer de qq'un". Serait-ce un écrivain que tu aimes qui emploie ainsi ce verbe? Ou bien crées-tu un néologisme?
    Aussi éviterai-je de mésestimer de vous. Pas mal comme phrase. Belles sonorités. Registre soutenu. Buona notte! Peut-être voulais-tu écrire médire de vous. Buona settimana. Buone vacanze! Alla prossima volta.

  • "...la raison pour laquelle je l’ai racontée, et non pas, Scipion, pour les 30 francs que vous me reprochez d’avoir volé…"

    Oh, mais vous n'avez pas compris du tout. Ce que je vous reproche, c'est de vous être contenté de récupérer votre pognon, en vous foutant pas mal des pauvres qui ont été volés et de ceux qui le seront encore par le même individu. C'est à des anecdotes comme celle-là, où chacun bricole ses petites combines dans son coin, avec une intense autosatisfaction*, qu'on mesure le délitement d'une société.

    Et mon propos n'était pas incompréhensible du tout, puisque Gérard a écrit : "C'est bizarre, mais à part M. Scipion, personne ne pense aux personnes volées." Pas si bizarre que cela, les choses étant ce qu'elles sont et je ne trouverais pas bizarre non plus que vous soyez pleinement solidaire des musulmans à qui des "fachos" prétendent interdire de construire des minarets.

    C'est que je connais mon monde...

    * - J'aurais pu donner une petite saleté à la police, et je l'ai pas fait, je suis quand même quelqu'un de bien, hein dis ?

  • Dans quel monde vit Pierre Béguin? 250 francs ou 220, comme les volts, tout le monde n'est pas si branchouille!"Un rapide calcul mental m’indique que mon porte-monnaie contenait environ 250 francs" et "Tous ces consommateurs fébriles, les poches pleines en quête de cadeaux!". Monsieur, pensez-vous que tout le monde à vos moyens? Alors vous ignorez la réalité qui va croissante dans ce pays. Votre texte verbeux et votre fierté sont en définitive assez ignoble, représentatif d'un mépris de classe.

  • Non Scipion ! Vous ne connaissez pas votre monde, justement. Vous n’êtes qu’un gros balourd satisfait qui se vautre dans les clichés et qui s’autorise, par une sotte prétention nourrie de frustration, à distribuer les bons ou les mauvais points. La terrasse en question est fermée. Chaque fois que j’y suis retourné, il n’y avait plus aucun fumeur. Le récit ne dit pas tout, mais il est des choses inutiles à expliquer, surtout à un âne qui croit connaître son monde.
    Quant aux minarets, bien que «vous connaissiez votre monde», vous tombez assez mal; je m’étais justement exprimé à ce propos sur ce blog. Mais probablement ne lisez-vous que ce qui vous conforte dans vos a priori…
    Et si nos invectives devaient continuer, qu'elles se fassent au moins à visage découvert. C'est le moins que l'on puisse attendre de quelqu'un qui veut donner des leçons...

  • Effarée....que je suis sur mon siège en lisant ce texte!

    Cela relève d'une complaisance à soi-même, et d'un dénigrement total de la justice et de l'entraide entre citoyen devant le vol.
    Avec un tel dédain pour l'autre, les autres, je me demande ce qui se passerait si vous y m'étiez un -i-? Raide comme un piquet; pas concerné par cet(te) autre, trop content de pouvoir rester debout et s'en aller sans avoir rien vu!!

    J'espère que vous avez un tout petit peu immaginé que dans les "volés" certains, voires certaines n'avaient plus grand chose pour faire Noël après le dépouillement que vous avez complaisemment laisser aboutir!

    Par ailleurs pour la terrasse fermée en ce moment, je veux bien le croire au vu du froid, mais je vous rappelle qu'avant Noël il faisait 10 à 15° de plus!

    Là je suis écoeurée et j'espère franchement que vous êtes un cas rare....mais ma crainte est vive en lisant la majorité des commentaires.
    Fais pas bon vivre chez vous....Monsieur!

  • Magnifique texte! Et qui a en plus la vertu, comme chaque fois que ça touche aux sous et à la police, de faire sortir les fachos du bois. Ah, braves commentateurs vertueux, que vos piaillements indignés, aigres et impuissants sont amusants!

  • Donc si vos voisins constatent qu'il y a des cambrioleurs chez vous et qu'ils ne font rien, vous êtes contents?
    Finalement, les cambrioleurs ont plus besoin d'argent que vous, on ne va pas les embêter, c'est pas sympa, ce serait facho....

  • "...plus la vertu, comme chaque fois que ça touche aux sous et à la police, de faire sortir les fachos du bois. Ah, braves commentateurs vertueux, que vos piaillements indignés, aigres et impuissants sont amusants!"

    Et si on te disait que la victime suivante du nouveau pote de M. Pierre Béguin était une pauvre vieille qui a économisé cinquante balles, sou par sou, pour le Noël de ses petits enfants, ça t'amuserait toujours ? Pauvre type !

  • « Vous n’êtes qu’un gros balourd satisfait qui se vautre dans les clichés et qui s’autorise, par une sotte prétention nourrie de frustration, à distribuer les bons ou les mauvais points. La terrasse en question est fermée. Chaque fois que j’y suis retourné, il n’y avait plus aucun fumeur. Le récit ne dit pas tout, mais il est des choses inutiles à expliquer, surtout à un âne qui croit connaître son monde. »

    Le gros balourd vous renvoie à la réponse qu’il a faite ci-dessus à Max !

    « Quant aux minarets, bien que «vous connaissiez votre monde», vous tombez assez mal… »

    J’y crois pas !!! Vous êtes en train de me dire que vous avez, comme moi, milité en faveur de l’interdiction ? Vous seriez bien le seul de la secte intellocrate, alors. Et excommunié depuis longtemps !

    « Et si nos invectives devaient continuer, qu'elles se fassent au moins à visage découvert. C'est le moins que l'on puisse attendre de quelqu'un qui veut donner des leçons... »

    Ben non, parce que ça n’avancerait à rien. Tout pareillement que maintenant, vous vous demanderiez : « Qui c’est machin ? Il sort d’où ? », ce qui correspond très exactement aux questions que je me pose à votre sujet. Et puis c'est sous ce pseudo que, depuis cinq ou six ans, je me suis fait une petite réputation. Bien nauséabonde comme on affectionne de dire chez vous :o)

  • "Je me suis fait une petite réputation. Bien nauséabonde..." Quelle ridicule fatuité! Scipion, cette phrase te démasque plus que tout le reste. Au fond, tu n'es qu'un pathétique minus qui croit se grandir dans le virtuel. Vraiment pathétique!

  • "Quelle ridicule fatuité!"

    On rigole, Edouard, on rigole. Qu'ils sont sinistres ces gens de la "sinistra", la bien nommée... Pfffffff...

  • Ayant davantage l'habitude, en tant qu'ancienne élève, que vous lisiez mes textes au lieu du contraire, je suis tombée par hasard sur celui-là et je l'ai trouvée excellent.

    Mettant à part la triste réalité que vous relatez, j'ai aimé lire cette tranche de vie qui m'a rappelée l'écriture de Philippe Delerm.

    Bonne suite!

  • Scipion le brun ne trouve pas l'histoire drôle, car malgré ses petits airs de gros dur nazi, il vient de se rendre compte qu'il n'aurait jamais eu le cran de faire ce que vous avez fait !

    Par contre, vous auriez du prendre vos 250fr ET faire la photo.

  • @mélanie
    Permettez-moi de ne pas partager votre enthousiasme :
    Si l’histoire est, en soi, intéressante, son récit est ennuyeux :
    Un texte verbeux, à la manière d’un « Guy des gares »,
    où trop de détails anodins ôtent sa verve à la chronique.
    Abondance de biens nuit, parfois !
    On peut donc être prof de français et piètre écrivain.

  • "On rigole, Edouard, on rigole."

    Bien niais et fat qui pourrait y déceler un quelconque soupçon d'humour.

  • "C'est bizarre, mais à part M. Scipion, personne ne pense aux personnes volées." (Gérard)

    Ben, c'est qu'ils s'en foutent complètement. Ne cherchez pas plus loin.

    "...il vient de se rendre compte qu'il n'aurait jamais eu le cran de faire ce que vous avez fait !"

    C'est un fait que dans l'optique de la victime suivante, j'aurais appelé la police. D'autres qui refusent d'avoir affaire aux flics, lui auraient peut-être cassé un bras pour le mettre "en arrêt de travail".

    M. Pierre Béguin, lui, s'est contenté de le renvoyer voler un peu plus loin les 250 francs qu'il venait de récupérer. Ce qui fait qu'il n'aura rien perdu dans l'aventure.

    Il a donc peut-être commencer par piquer cent balles à une femme que son mari bat dès qu'il en a le prétexte - si si, ça existe les femmes battues ! Et ça amuse infiniment les Max, les Edouard, les Djilnius, les Tapioca et consorts... Plus on y pense, plus cette histoire est abjecte, dans la forfanterie qu'elle recèle.

    P.S. - Je ne sais vraiment pas pourquoi vous vous achernez à défendre l'impunité de ce pickpocket, parce qu'à aucun moment, M. Pierre Béguin ne dit que c'était un Rom ou un allogène...

  • C'est quand la prochaine "tranche de vie" qui nous relate des faits; style le bon, la brute et le truand......avec tous les acteurs consentants ci-dessus et les détails sanglants pour la fin de l'histoire, SVP!
    Ne nous étonnons plus de l'état minable de certaines mentalités et des conséquences sur la société!
    Bienvenue les petits enfants....! Le paradis ce n'est pas ici, mais ne vous inquiétez pas, une balle perdue vous permettra vite de le rejoindre, grâce au laxisme-généreusement-humaniste de vos pairs et professeurs de foi des années 2000.

  • "C'est quand la prochaine "tranche de vie" qui nous relate des faits; style le bon, la brute et le truand..."

    Remarquez Corélande que ce chacun pour soit, totalement indifférent à autrui, est exactement aux antipodes du monde pour lequel militent nos "progressistes". En d'autres circonstances !

    Et c'est aussi une forme de loi du plus fort, parce qu'on se doute bien que la victime - au point où on en est - de M. Pierre Béguin, n'était pas un balèze de 1,97 m et 131 kilos.

  • Juste Scipion c'est le monde à l'envers et j'en suis écoeurée!

    Tout comme ce message que je viens de recevoir d'un mariage collectif à Gaza (29 Août 2009); 450 hommes de 25 à 30 ans avec des fillettes de moins de 12 ans qu'ils ne peuvent pas "honorer" comme des femmes, mais sodomiser à l'envi car l'Islam préconisé par la Hamas le permet ouvertement!

    C'est donc cela la prochaine étape, avec de telles condescendances et manques de solidarités envers les victimes de délits et autres monstruosités que l'on laisse passer parce que l'on veut voir que son intérêt immédiat (ci-dessus) ou pouvoir continuer à prôner sa vision politique, car il est plus facile de se voiler la face que de se remettre en question face aux faits réels!

    La dérision fait du bien, mais le mâle qui fait le mal c'est difficile à adapter!

    De tout coeur avec vous......je ne baisserai pas les bras!

  • De tout coeur avec vous......je ne baisserai pas les bras! Moi non plus, jamais je ne baisserai les bras. Et nous vaincrons!

  • "Nous vaincrons!"
    Le Grand Soir des crânes d'oeuf! Le sublime dans le grotesque!
    Prévenez-moi les guignols, je ne voudrais pas rater le défilé des sarcophages!

  • "Il a donc peut-être commencer par piquer cent balles à une femme que son mari bat dès qu'il en a le prétexte - si si, ça existe les femmes battues ! Et ça amuse infiniment les Max, les Edouard, les Djilnius, les Tapioca et consorts..."

    Sortez les violons et trompettes, la grosse cavalerie mélodramatique est en branle...pleurez dans les chaumières braves gens, l'abjection court dans nos blogs et nos rues...

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