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Toxico !

Par Pascal Rebetez

J’ai arrêté. Enfin. Me suis désaccoutumé. Sans patch, sans psy, sans chimie. Oh, pas longtemps, une semaine. Mais quand même, qui aurait pensé que j’y arriverais, alors que le monde entier m’incite à sa consommation ? Mais là, j’ai dit à ma chérie : « On profite de la pause pascale, on prend prétexte d’aller dans cette petite maison en France voisine, et on regarde si on peut faire quelque chose. SANS. Eh bien, ça a marché ! Le plus dur, ce sont les deux premiers soirs, à cause des habitudes, des blogs de Machin et Machine, du site de l’autre et surtout des mails. Et puis finalement, on s’y habitue, on vit quand même. Peut-être même qu’on vit mieux, plus ensemble, davantage amoureux. Bon, on a des réflexes qu’il faut combattre, se remettre à consulter un lourd annuaire téléphonique, un horaire de chemins de fer, même prendre plaisir au contact téléphonique.

Enfin, on a pu vivre toute une semaine sans Internet ni Outlook, sans .ch ni YouTube. On a pu vivre comme il y a moins de cinq ans, quand tout le monde vivait SANS.

Qu’est-ce qui s’est passé entre-temps ? Quelle mouche nous a piqués ? Quel sournois virus s’est-il installé dans notre cerveau d’hominidé pour que la cybernétique nous soit devenue à ce point indispensable, essentielle, existentielle même ?

Il s’est passé un grand bug économico-sociologique, à n’en point douter, une révolution de puces. Mais alors, qui a gagné ? Qui a pris le pouvoir ? Les puces ou les neurones ? Les communicationnistes ou les isolationnistes ?  Les nomades ou les néo-mades ? Pour en savoir davantage, je vais consulter, c’est préférable. Le bon docteur Google est un puits de science sans fonds : quand j’y lance ma petite question, je n’entends jamais l’écho de ma pièce. Et pourtant, la chose vaut des milliards.

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    • Allô docteur, je suis désolé. J’ai rechuté.

Prenez pitié des toxicos.

Commentaires

  • je ve dé image de toxico le sine

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