Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Psychose épatante à la Jonction

 

 

par Pascal Rebetez

 

bacon_03.jpgOn y va sur la pointe des talons : les spectacles présentés dans les Maisons de quartier sont souvent teintés d’amateurisme, tout au mieux éclairé, croit-on. Mais on sait aussi que c’est dans ces lieux improbables que naissent parfois de belles carrières.

On traînait aussi les pieds par rapport à ce que laisse supposer le titre de la pièce « 4 :48 Psychose » de Sarah Kane. Cette jeune Anglaise s’est suicidée à 28 ans juste avant de passer le millénaire. Elle a laissé 5 textes violents, apocalyptiques, et violemment empreints de sa propre dépression.

Et le miracle se produit, le spectacle mis en scène par Nalini Menamkat n’évacue pas du tout la noirceur du texte, mais le fait sous une forme ramassée, dense, d’une poétique brute et économe de théâtralisation spécieuse.

Dans la mosaïque des propos parfois hallucinés que tient le personnage joué magnifiquement par Jean-François Michelet, il y a des lumières noires et sombres qui éclairent et touchent au plus près le spectateur, aidé par un très beau travail d’accompagnement tant à la bande son qu’au pupitre d’éclairage. Donc Michelet, grand flandrin un peu désarticulé, remarquable de puissance évocatrice, excellent comédien comme son compère freudien, l’habile Julien Schmutz, tous les deux en nuances, sans fausses notes, offrant ce qu’il y a de mieux au partage public : l’intelligence du jeu.

Seule ombre au tableau à la Première : pas même un pot offert par les responsables de la Maison du Quartier ! Je sais, c’est mesquin, mais quoi : pour une fois qu’il y avait un peu de monde chez eux, ils auraient pu lancer la fête…

…qui se poursuit dans leur salle jusqu’au 16 octobre. Infos sur www.cie-instant.ch.

Commentaires

  • Je trouve intéressant la façon dont le scénographe a choisi de représenter la maladie mentale grâce à un éclairage noir et d'autres effets. J'ai remarqué beaucoup de choix différents sur scène et sur ​​écran, y compris l'aide d'un léger duvet sur ​​les bords, en particulier lumières, la mise en évidence des éléments de scène pour faire ressortir leur irréalité et ainsi de suite.

  • Je trouve intéressant la façon dont le scénographe a choisi de représenter la maladie mentale grâce à un éclairage noir et d'autres effets. J'ai remarqué beaucoup de choix différents sur scène et sur ​​écran, y compris l'aide d'un léger duvet sur ​​les bords, en particulier lumières, la mise en évidence des éléments de scène pour faire ressortir leur irréalité et ainsi de suite.

Les commentaires sont fermés.